dimanche 24 août 2014



Samedi le 16 août

Notre route à PRAIA DA ROCHA d’EVORA a pris presque trois heures. Elle a bien été malgré nos appréhensions. Notre décision de ne pas faire les deux villes prévues fut sage. Je ne me sentais pas assez bien et toute mon énergie a été bien utilisée à conduire et arriver à trouver notre hôtel, malgré tous les efforts de GARMIN pour nous en empêcher.

Notre première impression de l’endroit n’est pas bonne. Beaucoup trop de gros hôtels, de touristes, de bruits, de bébelles à vendre. Donc pas enchanté à notre arrivée.

Une fois l’ORIENTAL HÔTEL localisé cependant … pur bonheur! Un magnifique hôtel, presqu’au bout de cette rue, qui allie style, classe et emplacement magnifique au bord de la mer. Ok faut s’entendre quand on dit bord de la mer. Pas question de mettre ses pieds à l’eau de notre balcon. Non. Nous sommes juchés sur une falaise qui exige tout de même 57 marches pour arriver au chemin qui mène à la plage. Ensuite il faut marcher plusieurs mètres pour se rendre à la plage et ensuite à l’eau. Mais… la vue….. superbe!

L’hôtel est très bien, chambre merveilleuse et grande, avec lit king, un divan et deux fauteuils, un pupitre, enfin tout ce qu’il faut incluant une grande salle de bain. Nous sommes pleine vue sur la mer de notre grand balcon avec ses arches.  Les terrains gazonnés, avec belle piscine ronde et plusieurs chaises et parasols pour se détendre. Quoi demander de plus?

La plage est merveilleuse sans aucune pierre, que du sable farineux. Il faut payer les chaises (5€). L’eau est froide, parfois très froide, mais en fin d’après midi un peu plus chaude. L’eau est limpide, révélant un beau fond de sable qui se marche très bien.

Nous avons quitté ce petit paradis (bruyant la nuit quand même faut le mentionner à cause du disco de plage qui vibre toute la nuit au bout du chemin ) cinq jours plus tard pour prendre l’avion à FARO. Je tais ces cinq jours étant donné que mon état de santé ne nous a pas vraiment permis d’en profiter pleinement. De l’hôtel donc taxi à FARO (68€). Aucun trafic, quarante-cinq minutes.  Départ pour LISBONNE une heure plus tard et de LISBONNE à FRANCFURT et MONTRÉAL.

Un voyage n’est jamais terminé…

Lendemain hopitalisé.




















Vendredi le 15 août

Le temps nous pressait un peu ce matin. Nous voulions aller au château de Pena. Nous attendions l’autobus mais il y avait foule. Quand l'autobus est finalement arrivée elle était pleine donc le chauffeur n’a pas ouvert la porte. J’avais échangé un peu d’information en espagnol avec deux dames pendant l’attente, cependant ce fut laborieux. Mais là je voulais savoir si elles voulaient partager un taxi jusqu’au château. N’arrivant pas à me faire comprendre je demande à une autre dame qui parle espagnol et anglais si elle peut traduire. Et elle de me répondre « mais ce sont des italiennes monsieur »… on a tous rit un bon coup. 

Finalement nous avons partagé le taxi avec les deux italiennes et sommes arrivés au fameux château. Le chauffeur nous a conté toute l’histoire de ces lieux magnifiques. Jardins merveilleux et le château qui à la base était un monastère abandonné est absolument beathtaking! Juché à je ne sais combien de centaines de mètres, il contient des articles partant du 14e siècle… les appartements royaux nous rappelle l’époque. Le faste est plutôt rudimentaire. Mais les appartements, la bâtisse, les cours intérieurs, les escaliers circulaires, les tourelles de garde tout y étaient. Un autre voyage dans le temps.

Il y a tellement de château au Portugal…. Mais celui de Pena est le plus réputé et le mieux conservé. En quittant le château j’ai fait la rencontre d’une infirmière de Joliette qui m’a reconnu à distance… incroyable!

Taxi pour revenir car le temps presse, chauffeur politiquement explicite sur ses opinions de la situation mondiale. Il parlait portufrançais sans arrêt en regardant en arrière dans le rétroviseur… je vous rappelle que le château est juché. Disons que nous avions hâte d’arrivée. Finalement nous avons marché un bout car trop de trafic et le compteur montait.

Reprise de l’auto et en route vers CASCAIS (oui je sais pourquoi ne pas avoir pris l’auto pour se rendre au château? Il faut voir la route pour comprendre, quoique nous en avons vu d’autres.) Anecdote pour Xavier. Tu as le meilleur professeur avec moi car parfois les rues sont tellement étroites qu’il fait rentrer les miroirs pour arriver à passer. ET JE RÉUSSIS!!!

Donc je reviens à CASCAIS. Garmin nous a gossé et causé des détours inutiles. J’ai donc demandé à une dame âgée de nous pointer vers la mer car il semblerait que nous n’étions pas en direction de CASCAIS. J’ai cru comprendre qu’en poursuivant la route nous arrivions à la mer et en suivant la mer nous arrivions éventuellement à CASCAIS. Qu’elle excitation quand nous avons arrêté l’auto sur le bord de la route pour prendre des photos de points de vue exceptionnels. Nous nous sommes imprégnés de cette petite ville dont on ne connaît pas le nom car nous n’étions pas encore à CASCAIS. Nous avons dîner là et poursuivi notre chemin vers CASCAIS. Heureusement que nous avions arrêté à l’autre village. Car CASCAIS c’est avéré très bruyant, musique forte sur la plage, pas agréable alors nous avons décidé de poursuivre jusqu’à Évora notre dernier arrêt avant de s’installer à PRAIA DA ROCHA.

EVORA est une très belle ancienne ville… qui dit ancien dit bcp de petites rues (nous on appellerait cela des ruelles). Notre hôtel, le BEST WESTERN SANTA MARIA que nous avons chercher évidemment pcque Garmin nous laisse tomber dans les villes, était blotti au fond de la plus étroite rue du monde. J’ai eu besoin d’un guide pour pouvoir y arriver dans le tournant et même à cela j’ai accroché mon miroir que j’avais oublié de rentrer. Une fois là on apprend évidemment qu’il n’y a pas de stationnement. Il a donc fallu repartir et stationner à l’extérieur de la ville et revenir à pied. En revenant, nous nous sommes encore fascinés pour les rues  qui datent de plus de  sept cent siècles. Cependant nous avons aussi  remarqué que tout était fermé. Sauf certains restos et quelques commerces. Au Best western nous avons eu la plus petite chambre de notre voyage…. Incroyable.  Nous avons choisi le PATEO comme lieu pour manger. C’est une terrasse typique portugaise à peine visible de la rue. Avons mangé des fromage et saucissons. Personnel avenant, chansonnier, évidemment nous étions tôt la foule commençait à arriver à notre départ.Notre serveur nous a confirmé que tout tait fermé et le serait demain aussi. Nous avons donc marché un peu dans les rues en retournant vers l'hôtel.

Et c’est là que mes symptômes ont commencé… ce qui nous amené à décider de nous rendre directement à PRAIA DA ROCHA le lendemain au lieu des deux arrêts prévus.

























Jeudi le 14 août...

Nous quittons Fatima ce matin en direction de Nazaré. Pas déçu de partir, rien à voir, pire hôtel du voyage mais selon Nicole le meilleur café.  Nous arrivons à NAZARÉ et WOW…. Immense plage,  falaise imposante. Vue incroyable, cependant il faisait tellement froid.  J'ai dû même m'acheter un foulard. 

NAZARÉ est un port de pêche. Nous avons été témoin du nettoyage et séchage de poisson, ce qui a vraiment enchanté Nicole. NOT! Mélissa disons-le ensemble dégueulassssse. D’ailleurs Méli, faut que je te raconte qu’un des repas que nous avons pris comportait crevette… ici on équeute pas et on enlève pas les yeux…. Alors j’ai fait comme toi et placé une napkin sur son œil. On a bien rit.

Fait cocasse toilette publique pas de siège, pas de papier de toilette et pas de savon…. Depuis nous nous promenons’ avec du papier de toilette dans nos poches.

Malgré le froid nous sommes allés marcher au bord de la mer. L’eau était aussi froide qu’en Nouvelle Écosse. Les chevilles faisaient mal  instantanément.

Ensuite nous avons suivi le littoral et sur un coup de tête du chauffeur (en occurence moi) nous avons eu la surprise de tomber sur une petite route étroite qui serpentait la falaise (ok un peu stressant) mais nous avons eu des points de vue merveilleux sur la mer et les villages plus bas…. Très beau.

Nous étions en route vers OBIDOS. Encore une fois n’écoutant que notre instinct nous avons fait fi de la recommandation de MICHELIN de prendre un stationnement payant à l’extérieur de la ville et nous avons trouvé un stationnement gratuit derrière l’hôtel de ville, dans la ville même... Youhouhhh. Avons diné avant d’entreprendre notre périple à travers cette superbe ville médiévale, sur une terrasse ensoleillée qui nous permettait de zyeuter les passants et la vie du milieu.

Cette ville primée par l’Unesco est remarquablement bien conservée. Bcp de bâtiment blanc (chaux) aux murs colorés et aux toits orangés comme partout au Portugal. Les points de vue sur la campagne au loin était imprenables, les rues , ruelles recèlent de petites cours intérieurs agrémentées d’immenses bougainvillées, lauriers et hibiscus. Partout on y trouve des vestiges, des églises, même une église transformé en librairie. On y trouve aussi dans ses murs l’école de tourisme et d’hôtellerie.

Nota : je vous fais grâce des nombreuses côtes, pentes, escaliers, promontoires sur des rue dont les petites pierres qui les forment, oui toutes ces rues sont en pierres,  sont usées et polies et presqu’aussi glissantes que de la glace. Nicole a failli prendre quelques débarques.

Évidemment il faudrait que je passe des heures à décrie pour transmettre la beauté de ce que nous avons vu.

Ensuite en route pour SINTRA. Garmin  nous a bien conduit jusqu’à la ville mais comme c’est son habitude une fois rendu dans la ville elle nous laisse tomber. De peine et de misère en demandant à gauche et à droite nous avons trouvé l’hôtel LAWRENCE. Mais pas de stationnement! Alors j’ai du prendre tout mon courage à deux mains, en entrant les miroirs parfois, pour zigzaguer et trouver un stationnement. Nous y sommes arrivés au haut d’une pente (toujours les pentes). L’hôtel LAWRENCE est un hôtel qui date du 18e siècle. Ils ont merveilleusement conservés ce bâtiment et son aspect historique. Pas de carte magnétique, la bonne vieille clé attaché à un immense morceau de bois. Notre chambre, la Jane Lawrence, nommée après la première propriétaire, n’était pas grande mais les filles grandes et petites auraient aimé. Lit à baldaquin en bois, petit balcon à deux portes donnant sur un beau jardin sauvage. Très romantique.


En arrivant nous nous sommes promenés dans les rues autour de l’hôtel, je me répèterai encore une fois en disant comment beau c’est. Les maisons, les bâtiments officiels, les places… Nous avons arrêté dans un petit café pour souper. Comme je n’avais pas faim j’ai commandé un hot dog. Quelle fut ma surprise, pas du tout comme chez nous, un saucisson coupé en deux, fromage, onions caramélisés, et frites, oui oui dans le hot dog. Je l’ai déclaré le meilleur hot dog au monde. Ensuite nous sommes allé prendre un dessert et un Porto, au café de Paris qui nous a coûté le plus cher de nos repas depuis notre arrivée..lol. D’un extrême à l’autre.